Catégorie : Publications & diffusion

[Panel de congrès] Co-organisation d’un panel au congrès annuel de la RGS – « The political geography of supply chain’s securitization »

Par Mélanie Edeline

[Panel de congrès] Co-organisation d’un panel au congrès annuel de la RGS – « The political geography of supply chain’s securitization » Dans le cadre du RGS-IBG Annual International Conference 2025, qui s’est tenu du 26 au 29 août 2025 à Birmingham, Teva Meyer et Audrey Sérandour ont co-organisé un panel portant sur la géographie politique de la sécuritisation des chaînes d’approvisionnement.   Résumé du panel : From raw materials to electricity, from surgical masks to semiconductors, the security of supply chains has become a central topic in political debates, especially following the successive crises of the Covid-19 pandemic and Russia’s large-scale war in Ukraine. These disruptions have prompted the development of new national and supranational security policies. Championed by both public and private actors, these efforts aim to reconfigure supply chains to reduce the risks of dependency and enhance “sovereignty” in the face of identified threats. Supply chains have been extensively examined through the lens of security studies (Judge, Maltby, and Szulecki 2018), leading to two divergent approaches. The first one focuses on defining and quantifying supply security through the development of indicators and metrics, seeking to identify what makes a supply policy secure. The second one, rooted in critical approaches inspired by the Copenhagen School of “securitization,” argues that security is not an inherent or objective reality but a political construct shaped by processes that designate certain issues as security concerns (Wæver 1999). However, recent research on energy supply security calls for greater integration of these approaches, challenging the dichotomy between “objective” and “constructed” security (Szulecki 2020). Security is neither a purely representational construct detached from material realities nor a universal metric that can be uniformly applied, but exists at the intersection of these dimensions. This session proposes that “space” offers a valuable framework for bridging these perspectives for two key reasons. First, even though “geographers were latecomers to the critical study of security” (Kuus 2010), the interest of political geographers in this field has proliferated since then, demonstrating that space serves both as the object and the container of securitization, as well as a tool for it. Recent geographical inquiries into security issues have delved into deconstructing the practices, performances, and materializations of endangerment narratives using spatial imaginaries (Billon 2015). Security policies are produced through the categorization of space between sources of danger and sources of stability, zones of peace and zones of turmoil (Dalby 2009). Thus, security policies are space-based practices, where ‘space’ refers not only to what is being securitized or the contingent receptacle in which it occurs, but rather to what enables issues to be securitized. Second, the implementation of supply chain security policies hinges on risk analyses of the threats posed to the routes and nodes through which materials flow. These spaces—corridors and places—are marked by varying levels of fluidity and interchangeability due to their material, economic, and sociopolitical characteristics. Such variations create vulnerabilities that can lead to deliberate or accidental disruptions (Balmaceda 2021). Plus d’informations sur le site de la Royal Geographical Society.

[Communication] « La mise en ressource du lithium dans le Fossé rhénan » : contribution au séminaire sur « La mise en ressource des milieux » au CERI-SciencesPo

Par Mélanie Edeline

[Communication] « La mise en ressource du lithium dans le Fossé rhénan » : contribution au séminaire sur « La mise en ressource des milieux » au CERI-SciencesPo Le séminaire « Échanger, extraire, empêcher. La mise en ressource des milieux » organisé par Pia Bailleul et Inés Calvo Valenzuela au CERI, SciencesPo vise à décrire de quelles manières les milieux et leurs matières sont mis en ressources, et à appréhender les effets (représentations, tensions, relations, etc.) qui émergent de ces processus. Dans ce cadre, Audrey Sérandour a présenté les avancées du projet MATTER dans une communication intitulée « La mise en ressource du lithium dans le Fossé rhénan : une approche par le métabolisme territorial », le 19 juin 2025, à Paris. Plus d’informations sur le séminaire disponibles sur le site du CERI – SciencesPo : https://www.sciencespo.fr/ceri/fr/recherche/grp-sem/extraire-echanger-empecher-la-mise-en-ressource-des-milieux/

[Communication] « Une transition à quelle échelle ? » : contribution à une journée d’étude sur les transitions énergétiques dans le monde rural (projet CRAFT)

Par Mélanie Edeline

[Communication] « Une transition à quelle échelle ? » : contribution à une journée d’étude sur les transitions énergétiques dans le monde rural (projet CRAFT) La journée d’étude « Penser les transitions énergétiques dans le monde rural » s’est tenue le 6 mai 2025 à la Sorbonne (Paris). Elle visait à questionner les enjeux de la transition énergétique, notamment dans les zones rurales à travers un dialogue interdisciplinaire et multi-situé. Elle émane du projet CRAFT (Contested Rural Transitions: Embracing Conflicts through Participatory Research) portant sur les conflits socio-environnementaux et les questions de transitions dans les zones rurales, notamment en Europe. Ce projet vise à développer des modèles de recherche-action participative permettant d’embrasser les contestations ou conflits en question. Il est porté par l’université de KU Leven-Belgique ; Alma mater studiorum Università di Bologna – Italie ; Uniwersytet Jagielloński w Krakowie – Pologne et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne dans le cadre du dispositif Una Europa. Dans ce cadre, Audrey Sérandour a présenté les premières réflexions du projet MATTER en les mettant en perspective avec les terrains sud-américains, à travers une communication intitulée « Une transition à quelle échelle ? Regards croisés sur les projets d’industrialisation du lithium dans les Andes et le Fossé rhénan ». Plus d’informations sur la journée d’étude disponibles sur le site de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[Expertise] Contribution à la journée « triangle du lithium » organisée par l’AFD

Par Mélanie Edeline

[Publication] « Produire les territoires et les mondes du lithium dans les Andes », dans la revue Les Temps qui restent Le 8 avril 2025, l’Agence française de développement (AFD) a organisé un événement dédié au « triangle du lithium » (Argentine, Bolivie, Chili) pour analyser et débattre des enjeux géopolitiques, économiques, environnementaux et sociaux liés à ce minerai clé de la transition énergétique. Des experts argentins, boliviens, chiliens et français (chercheurs, entreprises, représentants institutionnels) ont décrypter les enjeux liés à l’exploitation du lithium et abordé la question de l’équilibre entre opportunités de développement, protection de la planète et bénéfices pour les pays de la région et les pays partenaires, ainsi que la question de la sécurisation de l’approvisionnement pour les pays européens. Audrey Sérandour y a donné la conférence inaugurale, sur le thème « Géographie politique du « triangle du lithium » : enjeux et trajectoires d’une mise en ressource ». Plus d’informations disponibles ici : https://www.institutdesameriques.fr/agenda/journee-pays-triangle-du-lithium

[Communication] Contribution au séminaire du groupe de travail « Politisation du sous-sol »

Par Mélanie Edeline

[Communication] Contribution au séminaire du groupe de travail « Politisation du sous-sol » Le groupe de travail « Politisation du sous-sol » a été initié dans le cadre du Programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) « Sous-sol, bien commun », et plus spécifiquement de l’un de ses projets ciblés, intitulé « Vers la politisation et la requalification du sous-sol » (Vertiqual). Il vise à faire émerger des liens entre les chercheurs et chercheuses ayant engagé des travaux sur les industries et chaînes de valeurs qui se développent et se recomposent en lien avec l’extraction, l’usage des matières premières issues du sous-sol, et la transition énergétique. L’objectif est de participer à la constitution d’une communauté de recherche en sciences humaines et sociales sur ces enjeux. Le séminaire est organisé par Sébastien Chailleux, Quentin Deforge et Nicolas Hercelin. Lors de la séance du 4 février 2025, Audrey Sérandour a présenté son travail de doctorat sur la géographie politique du lithium andin.

[Publication] « Produire les territoires et les mondes du lithium dans les Andes », dans la revue Les Temps qui restent

Par Audrey Sérandour

[Publication] « Produire les territoires et les mondes du lithium dans les Andes », dans la revue Les Temps qui restent Dans cet article, Audrey Sérandour livre les résultats d’une enquête de terrain aux confins de l’Argentine, du Chili et de la Bolivie, dans les salares andins qui contiennent une grande quantité de ce minerai stratégique. Entre conflits de territoire, conflits de mondes et conflits de planètes, l’auteure montre comment s’opposent concrètement les imaginaires extractivistes et ceux de la reterrestrialisation. Référence de la publication : SÉRANDOUR Audrey (2025), « Dénommer, faire exister, contester, ré-imaginer : produire les territoires et les mondes du lithium dans les Andes », Les Temps qui restent, Numéro 4, Hiver (janvier-mars) 2025. Article consultable sur le site de la revue Les Temps qui restent.